Directeur artistique en agence de communication et photographe amateur, Guillaume Lavrut nous livre quelques détails sur sa culture de l’image et sa dernière exposition Colorama à la Polka Factory. Au menu, des images léchées, prises sur le vif, qui ont d’abord existé en digital avant de prendre vie sur papier.

Ton parcours en quelques mots…
Passionné de dessin depuis petit, j’ai eu la chance de suivre des études d’art après le bac. Diplôme en poche, j’ai intégré une agence de pub, puis d’autres en tant qu’assistant, DA junior, puis DA. Je suis aujourd’hui au sein d’une petite agence spécialisée dans le Luxe. Je travaille essentiellement sur les campagnes parfum/joaillerie

Tu es DA mais aussi photographe amateur… c’est bien ça ?
Effectivement, je suis photographe amateur à côté. La culture de l’image est omniprésente, limite obsessionnelle.

Comment se nourrissent ces deux activités ? Ton travail photo
est influencé par ton métier en agence ?

Oui, les 2 activités se complètent totalement. Mon métier m’amène à me nourrir d’inspirations photographiques, de rencontres et de tendances. Ma passion pour la photographie me donne des intentions artistiques, un point de vue.

Parle nous de ta dernière expo Colorama à la Polka Factory…
J’ai eu la chance d’exposer dans cette formidable galerie qu’est la Polka Factory. C’est une extension de la galerie Polka, dédiée à la promotion de jeunes photographes. Je dois cette riche expérience à Vincent Delerm (nous nous suivons mutuellement sur Instagram) qui nous a mis en contact. Colorama est un condensé de cadrages dans un esprit minimaliste et contemplatif. Un recueil de différents moments mêlant lieux, personnages et surprises révélées au coin des rues. L’exposition a duré de fin
janvier à mi-mars 2022 et les images sont accessibles sur le site de la galerie.

J’ai lu qu’elle avait démarré sur Instagram avant de prendre vie sur papier…
En fait oui, la quasi-totalité des images présentes sur mon compte Instagram ne vivent qu’en digital. Nous avons donc avec la galerie sélectionné une trentaine de visuels, réalisé les tirages les rendant ainsi disponibles à la vente.

Justement, quel regard portes-tu sur l’impact des réseaux sociaux d’images ?
Il a autant de positif que de négatif. Tout dépend de l’utilisation. Je trouve qu’il permet d’un côté de découvrir d’innombrables talents, c’est une source d’inspiration incroyable et un outil accessible à tous donc parfaitement équitable. Par contre, je suis plus mesuré sur le grand problème de narcissisme, d’addiction et de retouche…

Tu shootes sur le vif avec beaucoup de spontanéité ?
Oui, les images ne sont pas mises en scène. Tout est pris sur le vif. Beaucoup à l’iPhone au début (toujours dans la poche) puis rapidement au boîtier (un petit micro 4/3) assez facile à transporter aussi.

Un peu de promo pour tes prints…
Et bien, vous pouvez trouver toutes les images sur mon compte insta @guillaumelavrut. Je travaille avec un imprimeur pour réaliser tout type de format. N’hésitez pas, contactez-moi

Tes projets pour les semaines et mois à venir ?
Vacances !! Avec appareil en poche 🙂