Installé à Londres depuis quatre ans, le photographe français Guillaume Flandre raconte ses voyages à travers ses images, naviguant entre paysages et street pohotographie. Islande, Jordanie, New-York…ce globe-trotter ne tient pas en place mais a réussi à se poser le temps de nous éclairer sur ses projets et ses futures aventures.

Bonjour Guillaume, comment ça va ? Tu vis à Londres c’est bien ça ?
Tout à fait, après avoir vécu plusieurs années à Paris, je vis à Londres depuis 4 ans.

Ton travail s’articule principalement entre images de voyages et street photography ?
C’est le cas en effet. J’ai commencé à m’intéresser plus sérieusement à la photographie quand j’habitais à New York, qui est une des villes les plus photographiées au monde et très prisée par les amateurs de street photography.
C’est sûrement une des raisons pour laquelle l’intersection entre la photographie de rue et de voyage me passionne autant.

D’après ce que j’ai vu, tu voyages pas mal. On s’est d’ailleurs « raté » en fin d’année dernière pour cette interview…
C’est vrai, avant la pandémie COVID-19 je voyageais beaucoup.
Il y a sûrement une façon plus rationnelle de décrire cela, mais j’ai une soif de découvrir le monde. Je suis d’un naturel curieux et je ne peux pas concevoir vivre sur une planète aussi variée sans essayer d’aller voir de mes propres yeux les quatre coins du monde. Il est très difficile pour moi de rester longtemps au même endroit sans voyager. Évidemment la pandémie m’a forcé la main, mais j’ai eu la chance de réussir à sortir d’Angleterre plusieurs fois depuis 2020. L’année dernière quand on s’est raté je voyageais justement au Mexique. C’était magnifique, je suis revenu avec des milliers de photos.

La série sur l’Islande est assez étonnante, c’est un pays assez singulier d’où on revient avec beaucoup d’images dans la tête….
Comme tout le monde, j’ai vu énormément de photos d’Islande avant d’y voyager. Pourtant, être sur place est une expérience tout à fait différente. Je n’étais pas prêt à être autant impressionné par ce pays. J’ai fait le tour de l’île quelques jours après la réouverture des frontières et donc j’ai eu la chance d’être presque seul partout où j’allais. Ce n’est pas la dernière fois que je visitais ce pays, j’ai maintenant envie de le voir à travers les saisons et j’ai des idées de séries photos spécifiques.

Tu as d’ailleurs remporté un prix pour une image prise en Islande ?
Tout à fait, j’ai remporté le prix Portrait of Humanity du British Journal of Photography en 2021 et ce portrait a été exposé dans plusieurs festivals photo dans le monde entier. L’image en question est un portrait d’une surfeuse que j’ai rencontré sur l’une des plus belles plages d’Islande (et certainement du monde) à Stokksnes.Elle et son compagnon ont déménagé en Islande quelques années auparavant mais voyagent dans le monde entier pour surfer. à cette période de l’année, l’eau était toujours très froide et il était très impressionnant de les voir prendre des vagues dans ces conditions. Je voulais immortaliser leur courage.

Il y a aussi la Jordanie dont beaucoup de gens disent que c’est une terre fascinante…
La Jordanie est magnifique. C’était mon dernier voyage avant la pandémie en Février 2020, au moment où son voisin Israël fermait déjà ses frontières. Il y a évidemment l’impressionnante Petra, une ancienne capitale construite dans une gorge de roche rouge. Wadi Rum est aussi un superbe désert, et avoir eu l’opportunité d’y résider quelques nuits, presque seul, a créé des souvenirs dont je me souviendrai toute ma vie.

Tes images sont la plupart du temps publiées dans des magazines comme National Geographic ou New-York Times ?
Il m’arrive de collaborer avec ce type de magazines en effet. Par exemple, ma série d’Islande a été publiée dans la version chinoise de National Geographic Traveler. Une série en Amérique du Sud à également été inclue dans plusieurs publications de National Geographic.C’est au cas par cas, il ne faut pas hésiter à proposer des histoires à ces publications.

En quoi consiste ton rôle d’ambassadeur pour Fujifilm ?
Mon rôle d’ambassadeur est principalement de partager, via mes photos, la qualité du matériel Fujifilm. Il m’arrive également de tester du matériel qui n’est pas encore sorti et de produire des images pour en faire la promotion. Fujifilm partage également mes photos sur leurs réseaux sociaux. J’ai aussi eu l’opportunité d’animer des ateliers photo dans certains festivals et de faire partie de groupes de discussion au Salon de la Photo sur leur stand.

Tes projets, prochains voyages, expositions… pour 2022 ?
2022 est toujours un gros point d’interrogation pour moi. J’ai vraiment envie de voyager en Asie, en Inde en particulier mais je ne sais pas si cela sera possible. Mon prochain voyage est un retour à New York pour continuer la série Don’t Panyc que j’ai commencée en 2018.

www.guillaumeflandre.com