Précurseur de la création de la ville du futur, Vincent Callebaut a une approche originale de son métier d’architecte : il œuvre pour des constructions résolument éco-responsables aux allures très futuristes. Une vision en accord parfait avec les aspirations de demain, intégrant systématiquement l’agriculture urbaine les énergies renouvelables à l’ensemble de ses projets.

Né en Belgique mais installé à paris depuis plus de 20 ans, l’architecte Vincent Callebaut est parfois considéré comme un utopiste écologiste. En réalité, il est un véritable fer de lance de l’architecture de demain, parfaitement conscient des enjeux environnementaux et démographiques du futur : un visionnaire qui imagine les villes de demain en apportant des solutions concrètes aux problèmes de pollution, d’alimentation et de logement évidemment.

Créateur du concept architectural « ArchiBioTic » mot-valise regroupant les termes « Architecture », « Biotechnologies » et « Tic » (pour Technologies de l’Information et de la Communication), il fonde ses recherches et ses réflexions sur la création de villes intelligentes composées de bâtiments qui produisent plus d’énergie qu’ils n’en consomment mais également qui transforment les déchets et les contraintes en ressources naturelles et en opportunités : des villes vertes et connectées à la fois, et qui répondent aux besoins de leurs habitants.

Choisi par la Ville de Paris pour le projet « Paris Smart City 2050 », il a imaginé 8 projets de tours permettant de réunir l’intelligence de la nature à celle de l’Homme grâce à une mixité des usages. Cette mixité prend tout son sens au sein du projet Agora Garden réalisé à Tapei sur l’île de Taïwan. L’architecte a conçu une tour de 120m de haut en s’inspirant de la forme hélicoïdale des molécules d’ADN. Les 45000m2 de l’édifice accueillent des logements prolongés de jardins-terrasses sur lesquels ont été plantés plus de 23000 plantes et arbres qui permettent de dépolluer la ville. Les Habitant bénéficient également d’un éclairage naturel, du recyclage de l’eau de pluie et des panneaux solaires sur le toit, pour réduire leur consommation d’énergie.

Passionné par la nature et le dessin depuis son enfance, Vincent Callebaut réunit donc au quotidien ses deux passions, tout en imaginant un futur optimiste et responsable. Il a par exemple imaginé Lilypad, ville géante flottante et autosuffisante en forme de nénuphar destinée à accueillir les réfugiés climatiques. Ou encore la tour DragonFly qui pourrait prendre place au cœur de New York, un projet d’agriculture urbaine communautaire capable de contribuer à la durabilité de la ville et de repenser la production alimentaire. Une sorte de Central Park nourricier et vertical, pris en charge par les habitants et les usagers de l’édifice eux-mêmes, qui intégrerait des éoliennes, un bouclier solaire, un système de recyclage des eaux, des étangs d’aquaculture et un marché flottant situés dans les 2 marinas intégrées.

Pour cette année 2020, il cosigne avec le cabinet Assar Architects le pavillon belge pour l’Expo universelle de Dubai. Un « smart building » zéro déchet à l’architecture résolument végétale, en forme d’arche, qui met en valeur des énergies renouvelables de pointe, une utilisation de l’eau optimisée, des matériaux bio-sourcés, et 10 000 plantes qui stockeront jusqu’à 35 tonnes de CO² sur la durée de l’exposition et permettront de réguler la température intérieure. L’architecture du futur est entre de bonnes mains !

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