À seulement 35 ans, Arthur Amou-Mani est une étoile montante de l’architecture contemporaine. Installé à Londres, ce français vient de signer le temple central du dernier festival Burning Man dans le Nevada. Spécialiste de la construction paramétrique, il investit le champ des nouvelles technologies pour poser les bases de l’architecture du futur…

Diplômé de l’Architectural Association de Londres où sont passés entre autres Zaha Hadid et Rem Koolhaas, et d’un Master à l’Ecole Nationale Supérieur d’Architecture de Paris-Malaquais, Arthur Mamou-Mani est aujourd’hui en passe de se faire un nom dans l’univers des architectes incontournables. Installé dans la capitale anglaise, au Gossamer City Project, un empilement de conteneurs aménagés surplombé par un vieil immeuble bombardé pendant la Seconde Guerre mondiale, il imagine ses projets et s’entoure de jeunes créateurs à qui il permet de développer leurs projets dans son « Fab Pub », un atelier de création équipé d’imprimantes 3D et de coupeurs lasers. Tourné vers l’avenir, il enseigne l’Architecture à l’Université de Westminster de Londres, participe à des conférences TEDx aux États-Unis ou à l’Université de Taipei.

En 2011, il créé donc son agence Mamou-Mani Limited en intégrant immédiatement dans ses recherches l’idée de révolution numérique et voit plusieurs de ses travaux récompensés, comme son « Magic Garden » pour lequel il a reçu Crown Estate du Royal Institue of British Architects ou son plafond en forme de vague surnommé Wooden Waves installé dans les locaux des ingénieurs de BuroHappold, récompensé du premier prix d’architecture américaine en 2016.

Féru de nouvelles technologies, il est le nouveau visage du design et de l’architecture paramétrique qui croise différents savoir-faire comme le code, les mathématiques et la modélisation 3D. Il interroge constamment sa pratique, y intégrant l’usage des imprimantes 3D en imaginant entre autres Polibot, un robot de construction suspendu qui permet de déplacer des pièces ou en créant son propre logiciel Silkworn qui permet de contrôler directement des machines. En 2016, il conçoit pour le festival Burning Man le projet Tangencial Dreams, une tour en bois de six mètres de haut qui remporte le prix Achitizer A+.