Mythique, incontournable, iconique… les qualificatifs sont nombreux pour définir la Citroën Méhari lancée en 1968. Cette année, elle célèbre donc son cinquantième anniversaire, l’occasion de revenir sur son histoire et sur la nouvelle version revisitée par le créateur Jean-Charles de Castelbajac.

Tout le monde le sait, l’année 1968 fut marquée par de nombreux évènements initiés par la jeune génération qui descendit dans la rue. Mais l’année 1968 fut aussi celle du lancement de la mythique Citroën Méhari. C’était le 11 mai au golf de Deauville.
Il y a 50 ans donc, la France découvrait un nouveau véhicule de loisirs unique en son genre, simple, polyvalent et sans prétention. Ce cabriolet atypique habillé de coloris pop et basé sur la plateforme de la Dyane 6 bénéficiait d’une carrosserie très légère en plastique ABS teinté dans la masse, matériau mis au point par Roland de Poype. Une petite révolution à l’époque puisqu’il permettait d’imaginer n’importe quelle forme en plus d’être insensible à la corrosion. Une idée ingénieuse qui rendait très facile le lavage de la Méhari au jet d’eau après avoir parcouru les bords de mer. Avec ses 525 kilos sur la balance et son châssis en position haute, Méhari fut très vite appréciée pour ses qualités de conduite mais également pour sa modularité avec sa structure découvrable et son capot repliable. Des atouts qui la rendirent très rapidement incontournable.

 

Un succès populaire retentissant qui se propage partout. Un an après son lancement, elle signe son arrivée sur les raids dont le Liège-Dakar-Liège puis en 1972, on la remarque en type armée et gendarmerie, et même au cinéma dès 1978 dans la célèbre série « Les Gendarmes de Saint-Tropez ». La version 4×4 sortie en 1979 sera également reconnue pour ses capacités de franchissement de pentes allant jusqu’à 60%. Au début des années 80, elle sera homologuée par l’armée comme véhicule militaire léger tout terrain et sera déclinée en versions exclusives « Azur » et « Plage » en 1983. Un vrai phénomène de société pour Méhari qui sera produite jusqu’en 1987 à près de 145.000 exemplaires.

Ce n’est que fin 2015 que Méhari est réapparue sur scène avec sa digne héritière baptisée E-Méhari. Un concept 100% électrique différent qui sera notamment proposé en édition « Styled by Courrèges » en 2017 avant d’évoluer pour devenir en janvier 2018 la « Nouvelle E-Mehari ». Nouveau design intérieur, progrès techniques et version Hard Top, Méhari millésime 2018 joue aussi la carte artistique puisque Citroën a confié à Jean-Charles de Castelbajac le soin de la revisiter. Figure de la création pop, le styliste signe une Art Car unique, colorée et optimiste en hommage aux deux révolutions de l’année 1968, celle de Mai et celle de l’automobile, synonymes de liberté, d’insouciance et de changement. E-Méhari devient ainsi l’emblème d’une art de vivre Made In France.