Pour ce 64ème numéro, nous poursuivons notre tour du monde des hypercars avec le dernier modèle sorti des usines McLaren, la P1. Directement inspirée du monde de la compétition automobile, ce bolide hybride de 916 chevaux vient rivaliser sur le terrain de la performance.

L’information est tombée mercredi 13 novembre. Le constructeur McLaren a assuré avoir vendu les 375 exemplaires de la P1 (Position One), son dernier bolide dévoilé lors du Salon de Genève au mois de mars 2013. Pas vraiment étonnant quand on connaît le succès rencontré par la concurrence pour ce type de véhicule. Ces dernières années, la firme britannique était quelque peu restée en retrait face à Ferrari, Lamborghini ou Agera mais aujourd’hui elle frappe un grand coup pour asseoir sa légitimité sur le terrain des hypercars.

Véritable bête de course directement inspirée de la F1, la P1 atteint des sommets en termes de technologies, de puissance et de tarif puisque chaque exemplaire coûte plus d’un million d’euros. Symbole de l’expertise McLaren, la P1 a déjà séduit le monde automobile et les acheteurs fortunés. « Nous avons toujours été à la pointe de l’aérodynamisme automobile et toute cette expérience se retrouve dans la McLaren P1. Il y a vingt ans, avec la McLaren F1, nous avons élevé la barre de performance des supercars. Avec la McLaren P1, nous l’avons redéfinie à nouveau ». Les mots de Ron Dennis, président de McLaren Automotive, en disent long sur le défi relevé par les ingénieurs pour mettre au point la P1. Le challenge consistait à exploiter certaines technologies de la compétition pour donner naissance à une F1 de route. Les lignes signées Franck Stephenson sont clairement inspirées du design de la Formule 1, particulièrement au niveau de l’aérodynamisme, très soigné. Les équipes anglaises ont également intégré le DRS (Drag Reduction System). Ce système utilisé en F1 se matérialise ici par la présence d’un aileron arrière qui peut être relevé et incliné afin d’assurer une meilleure stabilité en ligne droite. L’autre caractéristique visible de la P1 est l’utilisation de la fibre de carbone pour le châssis et dans l’habitacle équipé d’un écran digital similaire à celui d’un cockpit de F1. Omniprésent, ce matériau engendre notamment une baisse significative du poids de la P1 (1395 kg). Compacte, légère et agile, la P1 a pas mal d’arguments à faire valoir, surtout au niveau mécanique.


L’efficience étant actuellement un des principales préoccupations des constructeurs, McLaren a opté pour une motorisation hybride. Sous le capot de la P1, le moteur V8 bi-turbo de 3,8L développant 737 chevaux est associé à un bloc électrique de 179ch. Le calcul est vite fait : 916 équidés au total ! Le niveau est très élevé et cela se confirme avec les chiffres officiels dévoilés par la marque il y a quelques semaines : la P1 ne met que 2,8 secondes pour passer de 0 à 100 km/h et 6,8 secondes pour atteindre les 200 km/h. Quant au 0 à 300 km/h, il est déchargé en 16,5 secondes ! Des performances impressionnantes qui n’ont pas grand-chose à envier à ses concurrentes directes même si la vitesse maximale est limitée électroniquement à 350 km/h. La P1 aurait même battu le record du tour (6,47min) sur le long circuit du Nürburgring mais aucune homologation n’est à ce jour intervenue. Outre cette puissance, le système de propulsion de la McLaren P1 lui permet de consommer en moyenne 8.3L / 100 km et de rejeter « seulement » 194g/ km de C0².


Chaque exemplaire nécessitant 17 jours de fabrication, une quinzaine de propriétaires ont été livrés à l’heure actuelle. Le dernier le sera très probablement en milieu d’année 2015 selon les dires de McLaren. Patience donc et prudence sur la route.

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© Photos : McLaren Automotive Limited