Des motos aux vêtements, il n’y a désormais plus qu’un pas que Mélanie Clémençon a franchi pour fonder W.1910. Inspirée par l’univers des bécanes des années 30, cette jeune maison parisienne revendique un esprit authentique et exigeant.

Authenticité et exigence, voilà deux mots qui résument parfaitement la philosophie de W.1910, jeune marque pour hommes basée à Paris, lancée par Mélanie Clémençon en 2010. La première question qui nous vient à l’esprit est : pourquoi un tel nom ? Pour y répondre, la créatrice fait un bond dans le passé pour nous rappeler une date importante. En 1910, sept ans après la commercialisation de la première moto aux Etats-Unis, un designer nommé Walter (le W) dessine la première collection pour motards avec pour pièce phare, un blouson en cuir. Cela peut paraître anodin mais ce fut à l’époque un véritable tournant dans l’histoire du vêtement car il permettait enfin d’affirmer son identité et son état d’esprit. « Nous avons voulu rendre hommage à son talent, à son audace, rendre hommage à cette fabuleuse époque, exactement cent ans plus tard en appelant notre marque W.1910 ».

En lançant W.1910, Mélanie avait donc pour idée de marcher dans les pas de ce précurseur du vêtement pour passionnés de deux roues en y insufflant évidemment une touche très actuelle. Animée par la volonté de proposer « une alternative » à l’homme moderne libre, l’équipe de cette jeune maison française passe une partie de son temps à fouiller dans les archives de l’histoire des machines pour y dénicher des idées. A partir d’un moment fort de l’histoire, d’un thème précis ou d’une pièce en particulier, la marque construit à sa manière des collections raffinées, élégantes et confortables en s’appuyant sur quatre « piliers » : la qualité des matières (cuir, laine, coton…), la justesse des coupes, la sobriété des marquages et la personnalisation des finitions (le « D » des pantalons). Chez W.1910 on réinvente le vintage pour que l’homme moderne puisse revendiquer sa singularité, son esprit de rébellion et sa liberté. « Nous avons à cœur de faire des pièces actuelles qui reprennent les codes historiques. Nous nous approprions les moments forts de certaines époques, pour revendiquer un état d’esprit authentique et exigeant. Nous voulons passer au-dessus des modes avec une silhouette qui nous ressemble ».


Au menu de la collection hiver, plusieurs nouveautés se font remarquer parmi les incontournables revisités : dédicace aux pièces de moteurs des Harley des années 70 avec le sweatshirt Rocker Box, les célèbres manches « raglant » du baseball se retrouvent sur le Race Tshirt, une version noire pour la Biarritz Jacket et son col en mouton inspirée de l’aviation américaine des années 40, l’incontournable canadienne avec doublure en fourrure et du bon denim nippon aux coutures vertes. Et comme l’univers du custom n’est jamais très loin, les bécanes bricolées par Blitz Motorcycles sont visibles sur le site de W.1910. Pour les cinéphiles, sachez que la marque s’est associée à SoixanteDixSept pour le tournage de The Escape dont Mélanie Clémençon est la productrice exécutive.
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w1910.com / © Photos : Benoît Copin