Figure de la grande gastronomie française, Michel Rostang fructifie l’héritage culinaire familial depuis plus de trente ans. Aujourd’hui rejoint par ses deux filles Caroline et Sophie, le chef doublement étoilé au Michelin continue de régaler avec sa cuisine simple et généreuse, mélange de tradition et de touches modernes.

Chez les Rostang, cuisine et famille font bon ménage. Dans cette fratrie élevée à la bonne chair, on a su préserver et partager l’héritage gastronomique de génération en génération. Fils, petit-fils et arrière-petit-fils de cuisiniers, Michel Rostang, le chef, est tout naturellement né gourmand. Et il a transmis sa passion du bon goût à ses deux filles Sophie et Caroline, aujourd’hui omniprésentes à ses côtés. Sans oublier sa femme Marie-Claude, « complice de toujours ».

Installé derrière les fourneaux depuis plus de trente ans, le père Michel dirige sa brigade d’une main de maître. A la tête de six établissements (avec les 2 Bistrots d’à côté, le Dessirier, le Jarrasse et The French Brasserie à Dubaï), le natif de Pont de Beauvouin dans l’Isère s’est hissé dans les plus hautes sphères de la gastronomie hexagonale et internationale. Son restaurant éponyme doublement étoilé du 17ème arrondissement parisien constitue sa plus belle vitrine. Celle qu’il a dressée en août 1978 rue Rennequin et qu’il a érigée, au gré des saisons, en référence incontournable dans l’univers très fermé des grandes tables. En l’espace de deux ans seulement, le Guide Michelin lui décerne deux macarons, en 1979 et 1980. Preuves que cet ancien élève de l’école hôtelière de Nice passé tour à tour chez Lasserre, Lucas Carton et Laporte puis à Saussenage de 1973 à 1978 dans le giron familial cultive l’exigence pour atteindre l’excellence.


La réussite précoce de Michel Rostang trouve ses sources à plusieurs niveaux. La passion et le savoir-faire de ses ancêtres dont il s’est nourri s’impose comme le point de départ idéal du long chemin parcouru. Les différentes étapes de son apprentissage effectué auprès des toques françaises les plus reconnues représentent quant à elles un passage obligé pour un jeune ambitieux. A cela, il faut évidemment ajouter le talent, la créativité, le sens du partage et le travail assurément… Et c’est bien là qu’un chef marque sa différence et forge son identité. Michel Rostang a fait sa réputation dans la gastronomie traditionnelle à laquelle il insuffle une touche résolument moderne. Ce qu’il aime le plus, c’est « marier la grande cuisine bourgeoise de ses racines avec la cuisine créative de son temps ».

Chaque saison, il décline une incroyable palette de saveurs autour de produits scrupuleusement choisis chez ses amis producteurs tels les gibiers à poils et à plumes ou la truffe blanche d’Alba en Automne ; les oursins, la coquille Saint- Jacques ou la truffe noire de Richerenches en Hiver. Car oui, le chef est littéralement tombé amoureux de la truffe qu’il va dénicher, entre décembre et mars, sur le plus grand marché d’Europe. Un champignon qui a fait la renommée de plusieurs plats comme son fameux sandwich ou sa soupe d’artichauts violets aux truffes noires. « Des plats d’apparence simples révélant des trésors de finesse et un goût unique en bouche » parmi lesquels la « Canette Mieral au sang », « la Quenelle de Brochet Soufflée » ou la « Poire dite Belle Hélène » sont inscrits à la carte et pourront être accompagnés d’une excellente bouteille de vin sélectionnée dans la cave qui compte plus de 1300 références.


Le succès de Michel Rostang perdure également grâce à l’apport quotidien de son entourage. Le chef est désormais indissociable de Caroline et Sophie qui ont très logiquement trouvé leur place dans au sein de l’entreprise familiale. La première, l’aînée, est restauratrice, pilote la holding et gère le management tandis que la seconde dirige le restaurant gastronomique et s’occupe des ressources humaines et de la communication. La devanture de chaque adresse arbore fièrement le nom de « Rostang père & filles ». La famille Rostang ouvrira courant octobre un nouvel établissement spécialisé dans la bonne viande baptisé le Café des Abattoirs, rue Gamboust à Paris.
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www.michelrostang.com / © Photos : Christophe Bielsa